10 gestes éco-citoyens à mettre en place en classe

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  • Bannir la vaisselle en plastique

Que ce soit pour les gouters d’anniv’, les fêtes de Noël ou les petites soifs du quotidien, les occasions d’utiliser des verres à l’école ne manquent pas. Plutôt que de se servir de vaisselle à usage unique, investissez dans un lot de verres. Si vous n’avez vraiment aucun budget, renseignez-vous auprès de la cantine ou faites un appel aux dons aux parents pour créer votre stock. Pour les plus petits, misez sur un verre en plastique durable rapporté de la maison ou acheté en lot par l’école. Les plus grands sauront sans souci gérer la vaisselle (attention au gaspillage de l’eau quand même…).

  • Installer un collecteur à piles

De nombreux supermarchés sont déjà équipés de bornes pour récolter les piles ou les cartouches d’imprimante. L’avantage de placer un collecteur dans les locaux de l’école, c’est que les enfants vont vouloir inclure les parents dans le projet. L’effet de groupe fera le reste… Plusieurs sites proposent des récolteurs, je recommande corepile qui fournit des collecteurs collectifs mais aussi des petites boites individuelles et des goodies (crayons de papier, affiches, autocollants,…).

  • Donner une seconde vie au papier

Dans beaucoup d’écoles, il y a des feuilles qui se retrouvent à la poubelle avant même d’avoir vu un élève : photocopies ratées, exemplaires en trop, bouts de feuilles découpés au massicot,… Installez près de la photocopieuse et dans chaque classe un bac à brouillon pour que les enfants dessinent au dos  ou fassent le premier jet de production d’écrit (attention qu’il n’y ait pas de données sensibles derrière). Ils peuvent aussi s’entrainer au découpage (ciseaux, ciseaux-cranteurs, perforatrices), pliage, origami,… Un fil de pêche et hop, de jolis mobiles en perspective !

  • Photocopier avec parcimonie

Evitez de faire trop de photocopies en avance : parfois il y a beaucoup d’absents et on se retrouve avec 6 ou 7 photocopies inexploitables sur les bras… Préférez investir dans des manuels : au lieu d’acheter un exemplaire par élève, pourquoi ne pas choisir seulement quelques exemplaires de 4 ou 5 manuels différents ? Cela permettrait d’avoir une banque d’exercices très riche et variée et de travailler en ateliers. Certaines leçons n’ont pas non plus besoin d’être photocopiées et peuvent être à la place recopiées ou même résumées en carte mentale dans un cahier de leçons.

  • Nommer un responsable de l’énergie

Les élèves adorent, même les maternelles, avoir des responsabilités au sein de la classe : responsable de la date, chef de rang,… Pourquoi ne pas nommer chaque semaine un responsable de l’énergie, charger de vérifier que les lumières ne restent pas allumées pendants la récré, et que le chauffage soit bien éteint en partant ? On pourrait imaginer associer la mairie en se donnant un « défi énergie » : Combien de Watt consommées l’an dernier ? Combien de Watt nous visons pour l’année à venir ?

  • Accueillir un animal dans la classe

Bien sûr, l’accueil d’un animal dans une structure scolaire est très réglementé et nécessite des précautions d’usage en amont : prévenir l’Inspection, se renseigner sur les allergies éventuelles, anticiper le mode de garde durant les vacances scolaires, les  dépenses occasionnées,… Il faut également vérifier auprès d’un vétérinaire si l’animal est apte à une vie en classe (= pièce chauffée, très bruyante puis personne la nuit, environnement qui peut être stressant). On sait que les animaux ont de nombreuses vertus sur les enfants particulièrement les élèves à besoins particuliers : ils les responsabilisent, les apaisent. Accueillir un animal en classe sera bien entendu l’occasion d’un travail sur la sensibilité des être vivants et le respect de la vie animale.

  • Devenir des éco-artistes

Les arts visuels sont propices au recyclage avec le détournement de matériaux : boites à oeufs, rouleau de papier WC, conserves en aluminium, journaux, boutons, bouchons,.. Pinterest regorge de modèles et de possibilités. Les éco-artistes peuvent aussi se tourner vers le LandArt, art contemporain qui utilise les matériaux de la nature : cailloux, pierre, bois, feuilles, graines,… Formes, mandalas, compositions saisonnières, le LandArt offre des possibilités infinis. C’est aussi un excellent moyen de sensibiliser à la protection de l’environnement et de travailler sur les végétaux et les minéraux.

  • Réfléchir avant de jeter

Livres désuets, lots d’équerres qui seront remplacées, cahiers dont l’interligne ne correspond plus,… Les placards d’école regorgent d’objets et de matériel prêts à finir à la poubelle. Plutôt que de succomber à la tentation du trop gros tri d’été, discutez avec vos élèves du devenir de ce matériel. Vous pouvez pré-sélectionner des associations locales ou internationales et organiser une élection (chaque groupe d’élèves « défendant » une association la présente à la classe qui devra voter). Vous pouvez également organiser une bourse aux affaires et la cagnotte récoltée financera un nouveau jeu collectif pour la classe. On peut aussi faire un troc avec une autre classe, en attribuant un nombre de points à chaque objet.  Vous avez compris, peu importe l’alternative choisie, l’idée est de ne pas terminer dans une poubelle !

  • Rétablir les ardoises à craie

Les feutres effaçables sont extrêmement polluants et ont une durée de vie très limitée (les enfants appuient trop fort ou rebouchent mal). La plupart du temps, les enfants n’écrivent sur leur ardoise qu’un mot ou un nombre (dictée de mots, calcul mental). Alors oui, c’est un peu moins joli, difficilement lisible du fond de classe et pas très propre ; mais comme tout c’est un apprentissage de classe. L’année avant de le mettre en place, on peut récolter tous les feutres effaçables jetés dans l’année pour visualiser l’économie réalisée (25 élèves, 3 feutres par enfant = un pot de 75 feutres dans la poubelle). On peut appliquer le même raisonnement à la colle : acheter un gros bidon et remplir des petits pots en verre pour remplacer les 6 ou 7 bâtons par an et par élève (et si ça peut permettre de ne plus entendre  » J’ai pas d’cooooolle »…).

  • Proposer un projet éco-citoyen par an

On le sait, pour que les élèves apprennent ils doivent être pleinement acteurs du projet. Pour susciter une mobilisation des élèves mais également de toute la communauté éducative, rien de tel qu’un projet interdisciplinaire réunissant plusieurs classes et associant les parents d’élèves et/ou le village : construction d’un hôtel à insectes (géométrie, sciences, technologie) fabrication de papier mâché (expérimentation scientifique), flashmob (éducation artistique et physique), création d’un poulailler ou d’un potager, promenade propre (éducation physique et recyclage des déchets), visite de la déchetterie,..  A vous de voir quel projet correspond le mieux à vos élèves et votre environnement !

Quelques idées d’albums pour la maternelle ici

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