Confinement en famille : on fait quoi quand ça explose ?

On va pas se mentir, le confinement avec des enfants est une épreuve… Selon la composition de la famille, la situation socio-économique, le travail des parents, et bien sûr la maladie, cela peut être explosif ! Difficile de passer H24 en vase clos entre les murs de son logement avec des petits, et pourtant, il va bien falloir ! Voici quelques petites idées pour gérer l’explosion imminente :

 

  • On éteint les écrans :

Souvent la télé est allumée alors que personne ne la regarde, elle est comme un membre de la famille en plus, qui nous happe malgré nous par les effets sonores de la pub ou des jeux télé. Quand le niveau de tensions monte trop vite  dans le salon et que l’on souhaite faire retomber la pression, le premier réflexe est d’éteindre tous les écrans (télé en premier mais console de jeu aussi). Vous pouvez instaurer des plages horaires  » sans écran  » en concertation avec toute la famille.

  • On baisse les lumières  :

Même chose que pour les écrans, et les personnes sujettes aux migraines le comprendront d’autant plus : une lumière trop crue, trop blanche ou trop puissante fatigue les yeux et fait mal à la tête. On laisse tomber l’halogène, on choisit des sources de lumières naturelles si possible, sinon plusieurs petites lampes plutôt qu’une grosse. Pourquoi pas déménager temporairement une lampe de chevet dans le salon.

  • On s’isole :

Bien sûr, entre les familles qui ont 2000m2 de jardin et celles qui sont dans un petit appartement, ce n’est pas la même chose. Il arrive parfois (souvent ?) que nos enfants nous agacent car ils empiètent sur notre espace vital : ils coupent la parole, ils abiment nos affaires, ils nous montent dessus, ils font pipi sur nous parfois (bon ça, c’est quand ils sont bébés en théorie), bref, au bout d’un moment on craque ! Il est important -voire urgent- quand on ne les supporte plus de s’isoler, quitte à fermer la porte à clé dans la salle de bains et à être ferme sur l’interdiction de nous déranger (bon bah de 8h à 19h, mais 30 minutes après s’être assuré qu’ils sont en sécurité, me parait tout à fait possible). L’isolement vaut aussi pour les enfants : s’ils ont chacun une chambre passer un moment seul chaque jour est nécessaire durant le confinement, c’est aussi un bon moyen pour se réapproprier son environnement (après le déjeuner pour une sorte de  » moment activités calmes » par exemple). S’ils sont dans la même chambre, un « tour de rôle » pour s’isoler peut être une bonne solution. C’est aussi l’occasion d’avoir un moment en tête à tête avec les parents pendant ce temps !

  • On stimule son odorat :

Dans nos vies à 100 à l’heure, l’odorat est un sens trop négligé. Profitons de ce temps de confinement à la maison pour stimuler notre odorat, cela permettra à la vue et l’ouïe de rester un peu en paix (puisque l’on a éteint les écrans et baisser les lumières !). Si vous n’avez pas la chance d’avoir des huiles essentielles, un peu d’imagination : installez des bâtons d’encens, placez des bâtonnets dans un petit pot de jus de citron, … Une crème pour les mains à la lavande ravira  également les plus grands et les plus petits (et les occupera quelques minutes!).

  • On se détend :

Personnellement, ce qui me détend c’est de prendre une douche bien chaude. Cela rejoint les points plus hauts pour l’isolement et la stimulation des sens. Mes enfants aiment aussi bien jouer à l’institut de beauté : on sort les crèmes et on se masse ( = ils me massent) les pieds… Pour accentuer l’effet détente, on peut mettre une musique zen et se concentrer dessus en alignant sa respiration. Et si manger un pot de Nutella à la cuillère vous détend, faites-le !

  • On se défoule :

On le sait, les enfants n’arrivent pas à gérer leur trop plein d’énergie et de fatigue, et les deux sont souvent liés : un enfant énervé et tendu sera en fait un enfant fatigué. Pour les aider, on peut vider ce trop plein d’énergie pour déclencher la fatigue physique. Confinement oblige, pas question d’aller à la piscine du coin ou faire un basket entre copains, mais plusieurs possibilités : on transforme le lit en trampoline, on fait des passes avec le ballon, on joue à Twister,… Si vous êtes à bout des enfants, je vous recommanderai plutôt de les laisser gérer seuls (s’ils ne sont pas trop petits) cette partie et de vous isoler dans une autre pièce (cf. le bain). Si vous êtes sportive dans l’âme, vous pouvez les installer devant un cours de Yoga ou de Fitness avec vous, en espérant qu’ils suivent les consignes … Sinon gardez ce moment sportif pour vous dans une autre pièce pendant qu’ils regardent la télé ou restent calmement !

  • On debriefe :

Les enfants ont peu tendance à exprimer le fond de leur pensée, mais il est fort probable que le confinement leur pèse aussi. Plus que jamais, il est important de debriefer avec lui, de leur expliquer que à vous aussi ça vous pèse, d’expliciter les  petits changements du quotidien mais surtout les choses immuables car c’est cela qui rassure. Beaucoup de ressources spécial enfant ont été réalisé sur le confinement et le coronavirus, prenez un moment pour en discuter avec vos enfants. Attention aussi aux infos, certaines images ou certaines paroles peuvent choquer et ont besoin d’être débriefées…

Après un moment de tension, n’hésitez pas à revenir dessus : pourquoi vous avez crié, ce que vous auriez voulu qu’il se passe, ce qu’il s’est réellement passé, comment chacun aurait pu améliorer,… Ce sera précieux pour les prochaines fois, et ça permet de vider son sac et de repartir sur de bonnes bases.

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  • On protège :

Malheureusement, on sait que la situation de confinement grave les maltraitantes intra familiales : pas d’école ni de copains à qui se confier ou échapper quelques heures. Si vous sentez qu’un enfant de votre foyer est en danger, n’hésitez pas à appeler le 119 (ou par SMS 114). Aucune situation ne mérite que l’on lève la main sur un enfant, le confinement ne peut être une excuse. Si vous vous inquiétez pour un enfant de votre entourage ou voisinage, que vous entendez des bruits suspects, n’hésitez pas non : ce sont aux adultes de venir en aide aux enfants. Si vous êtes vous-même victime de menaces ou de violences, ne restez pas seul(e) : vous pouvez contacter le 3919 ou par SMS 114 (numéro d’écoute et de conseils), vous pouvez également prétexter des courses pour vous rendre dans les pharmacies qui peuvent contacter les gendarmes, de plus en plus de centres commerciaux (avec supermarchés ouverts bien entendu) également ont des centres d’alertes.

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