Le jour où j’ai décidé de faire chambre à part

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Lettre ouverte à celui qui partageait mes nuits 

ça me démangeait depuis quelques semaines… j’ai beau avoir un très grand lit, je trouve que tu prenais vraiment trop de place. Depuis que tu es entrée dans ma vie, tu t’es fait de plus en plus oppressant : tu me suis partout. Au travail, au sport, en courses, et jusque dans mes soirées pourtant réservées aux copines !

Tu fais tout pour qu’on s’occupe de toi, comme un enfant gâté. Tu es sensé être costaud, de bonne constitution, mais à l’intérieur tu n’es qu’une petite guimauve. Un « nouveau mec » en somme. Il faut t’installer une protection molletonnée sinon ton petit coeur risque de se briser en miettes à la première chute…. Tu es omniprésent. Les rares fois où j’ai réellement eu besoin de toi, pouf, tes batteries étaient à plat…

J’en ai connu plusieurs avant toi : des carrés, des intuitifs, des tactiles, et même des poilus. Mais toi… C’est différent, tu as ce petit truc en plus, cette pomme d’Adam… On s’est tout de suite compris tous les deux.

Alors, c’est normal, on s’attire comme des aimants (enfin moi je suis l’aimant et toi le métal comme dirait le chanteur de Despacito), on se plait, on se touche, je te porte à ma bouche toute la journée.

Tu le sais, j’ai le sommeil léger. Une petite illumination de ta part et c’est reparti pour un tour. J’ai toujours une info à te demander, une petite photo à faire ensemble, quelque chose à partager, une musique à se remémorer… On vit tellement de choses toi et moi !

Aujourd’hui, il faut qu’on parle : j’ai décidé de te chasser quelque temps de notre lit conjugal. Ce n’est pas toi, c’est moi. Je n’arrive pas à résister à tes sirènes qui m’appellent plusieurs fois par nuit. Je suis devenue complètement accro. Malgré ma trentaine qui s’installe depuis deux ans, mon métier sérieux et les 5 enfants à la maison, tu me fais toujours autant vibrer telle une adolescente pré-pubère.

Si je veux retrouver un minimum de liberté, peut-être qui sait m’ouvrir à un autre, il faut que je décroche. Pardonne-moi mon IPHONE SE,  mais maintenant tu dormiras sur le canapé.

 

 

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