Dalida, le film : 5 bonnes raisons de courir voir mon coup de coeur de l’année

le

Alors je sais, on est le 19 janvier, c’est un peu tôt pour parler de coup de coeur de l’année, mais peu importe, Dalida sera bien mon coup de coeur cinéma de l’année : Je suis rarement sortie de la salle de cinéma aussi contente du film que je venais d’y voir : musique, frissons, amour, tout y était… Il n’y avait pourtant pas de suspens, puisque c’est un « biopic » et que je connaissais déjà pas mal la vie de Dalida. J’ai donc eu envie de partager avec vous mon enthousiasme et de vous convaincre d’aller voir cette merveille ! ( Bon par contre, je vous préviens tout de suite, n’y allez pas si vous venez de vous faire larguer ou que vous avez une tendance dépressive…)

  1. Pour les costumes seventies

Camaïeu de oranges, sous-pull à toutes les sauces, imprimés digne d’un test opthalmo… La mode des années 70 est plutôt « tranchée ». Je me suis pourtant régalée avec les tenues de Dalida, qui alterne robe serrée à la taille puis évasée (parfaite pour les morphologies « italiennes » (= les gros culs), les imprimés floraux, les foulards sur les cheveux et le pantalon taille haute… le tout agrémenté de l’indétronable trench beige. Carton rouge par contre pour le look de son dernier mari, qui porte la chemise en cuir et le long manteau de fourrure comme personne (beurk).

2. Pour l’accent italien

 » C’est vrai que j’ai l’accent qui roule, des chansons qui roucoulent, c’est vrai ! « . On n’imagine pas Dalide sans son accent chantant ! Les deux personnages principaux, incarnés par Sveva Alviti et Riccardo Scamarcio, tous deux italiens, alternent les dialogues en français et en italien avec une aisance spectaculaire. Cela contribue à nous plonger dans l’atmosphère de Dalida,  » italienne de naissance égyptienne (…) préfère Ménilmontant aux caves du Va-tican « … La bonne moitié (pour ne pas dire plus) du film se déroule en italien, et on a même un petit bonus d’une scène en arabe. Pour l’italophile que je suis, ce fût un vrai bonheur !

3. Pour les chansons

Tout le film est jalonné de chansons de Dalida :  » parle plus bas « ,  » il venait d’avoir 18 ans « , ou  » ciao amore ciao » qui font écho à sa vie privée, les plus festifs Laissez-moi danser, Gigi l’amoroso ou Salma y’a Salama ne sont pas oubliés. En fait, je crois que toutes mes chansons préférées y étaient et tant mieux, car je n’arrive pas à choisir !

4. Pour les scènes d’amour

Vous avez bien lu : scènes d’amour (et pas de sexe). Si Dalida le film avait mérité un logo  » interdit aux moins de 10 ans « , ce serait plutôt pour les scènes de suicide que les scènes intimes… Pas un téton, pas une paire de fesses à l’écran ! Et pourtant, les scènes d’amour sont intenses, charnelles et ont réussi à faire ressortir une passion et un (besoin d’)amour qui donne envie de se blottir dans les bras de son chéri. Un pari réussi pour la réalisatrice qui fait percevoir l’intimité physique sans jamais basculer dans la facilité du vulgaire.

5. Pour Sveva Alviti

 » Ah, ils vont faire un film sur Dalida ? J’attends de voir l’actrice… « . Forza Italia, ils ont choisi une actrice italienne ! On ne peut pas que aimer Dalida, donc on ne va que aimer Sveva : elle est magnifique, classe, entière, intense, touchante… bref, elle est Dalida ! On se prend au jeu, on scrute chaque scène musicale en se demandant  » Et là, c’est Sveva ou Dalida ? « . On n’arrive plus à distinguer l’une de l’autre. La transformation physique est magistrale et Sveva incarne aussi bien la Dalida de  1967 que celle de 1980. Le milieu du cinéma étant friand des biopics musicaux et des transformations physiques, espérons que ce film recevra des récompenses car il le mérite. Et quand bien même il n’y aura pas de César ou d’Oscar pour Valida ce n’est pas grave, ce qui compte  » c’est le poublic ».

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *