Les parents divorcés et le cinéma

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… Puis décidèrent de divorcer ! L’industrie du cinéma s’est donc peu à peu emparée des parents divorcés. Petit tour d’horizon :

Kramer contre Kramer, ou l’effondrement du mythe américain : Ted perd son boulot et sa femme le quitte, lui laissant la garde de son fils. A l’époque des working girls et tailleurs pied de poule, ce film prend le contre-pied en montrant une maman dépassée. On commence à pouvoir envisager que la maternité ne soit pas une sinécure. Le papa, pas préparé à prendre les commandes de la maison, arrive petit à petit à tisser des liens avec son fils. Une fois leur équilibre trouvé, la maman du petit Billy refait surface et décide de demander sa garde… Film prémonitoire sur les batailles juridiques entre parents, il nous donne envie de fredonner Il ne rentre pas ce soir d’Eddy Mitchell.

La comédie Génial, mes parents divorcent !  est sorti en 1991. J’avais 6 ans et mes parents étaient déjà séparés. Ce film ne m’a pourtant pas laissé un souvenir impérissable, mis à part la réplique culte du « double cadeau de Noël ». Mouais… A cette époque, être enfant de parents divorcés était un sujet en soi, tant c’était rare, je ne suis pas fan du titre, un peu en mode « Super, Mamie a Alzheimer ! » ou « Top, le chien est mort ! ». Je manque surement de second degré sur ce sujet. Une « comédie » qui sent bon la cagoule et les joggings violets et verts fluos.

On ne peut pas parler de pères divorcés sans citer le formidable Mme Doubtfire : Daniel Hilard, papa gâteau, perd la garde de ses enfants. Pour continuer à les voir, il se déguise en femme de ménage et intervient chez son ex. La maman, Miranda, est présenté comme une femme à qui tout réussi et qui veut mener tout de front, son travail, ses enfants, sa maison et sa vie amoureuse. Pourtant, au contact de « Madame Doubtfire », le masque se craquèle… Plein de quiproquos, ce film emmené par le génialissime Robin Williams se paie le luxe (pas donnés à tous les films!) d’être drôle, sentimentale sans être gnangnan (oui, j’adore ce film, j’avais la cassette vidéo – 1993…).

Certains films, à l’instar de 15 aout, se place sous l’angle du « papa débordé ». Le pitch ? 3 papas « rejoignent leurs épouses  » en vacances à la Baule pour le week-end du 15 aout. Sacrément clichés, des pères, très pris par leurs fonctions, ne peuvent se dégager que quelques jours fériés durant les vacances scolaires d’été, alors que les mamans sont envoyés avec la marmaille dans une station balnéaire (mais pas trop loin de Paris, faut pas exagérer). Bien entendu, pour pimenter le week-end, les papas se retrouvent seuls quand les mamans lassées se font la malle, en prenant soin de laisser les enfants à leurs pères. De quoi imaginer comment se passeraient des vacances en garde alternée…

Les statistiques de couples avec enfants qui se séparent ont explosé, et il existe maintenant autant de mode de garde possible que de séparations : les parents « se battent » à coup d’avocats interposés pour obtenir la garde de leurs têtes blondes, négocier une pension alimentaire ou un droit de visite (voir comment composer avec son ex). Inspiré par l’univers JAF, un nouveau film a vu le jour l’année dernière :  Papa ou Maman.  Surfant sur le phénomène « Mauvaises Mères », chacun des deux parents a eu une super promotion et use de tous les stratagèmes pour refiler la garde à l’autre parent… Une bonne comédie avec Marina Foïs et Laurent Lafitte, couple royal de la comédie familiale.

Et comme dans toute famille séparée, on se recompose, la suite était toute tracée : Papa ou Maman 2 dépeind avec humour et sensibilité la recomposition familiale et l’arrivée d’un nouvel amoureux, situation qui peut faire s’écrouler le fragile château de cartes mis en place avec l’ex…

Dernier arrivé en date, L’économie du couple, avec Bérénice Bejo et Cédric Kahn. On le sait, l’argent est un sujet qui cristallise toutes les tensions dans le couple. Alors uand le couple explose, on fait ses comptes, on vide ses comptes et on sort la calculette . Le scénario : Marie et Boris divorcent au bout de 15 ans de vie commune. Elle a payé la maison mais il l’a entièrement rénové… Tellement contemporain qu’il pourrait s’agir de n’importe quel couple d’amis ou de voisins… Quand le couple se sépare, le porte-feuille prend l’eau. Il sort dans quelques jours, j’ai hâte de la voir mais j’espère qu’il n’y aura pas de happy end… Les happy end avec les ex, ça me crispe, le café réchauffé c’est pas bon. Même le café Ricoré.

Bientôt, je vous parlerai des parents divorcés dans la chanson :)

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Ahahah j’ai justement fait un article sur ce film , il y a pleins de choses que je ne connais pas dans ton article, merci !

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