Un prénom pour mon enfant

Une des premières décisions importantes qu’on a à prendre pour son bébé, c’est de lui choisir un prénom. Le prénom, c’est ta carte de visite, la première chose que l’on sait de toi, ce qui te définit, ce qui donne des indices sur ton origine, ton milieu social, ton pays, …  Alors, ce n’est pas un choix à faire à la légère et il donne souvent lieu à des discussions sans fin durant la grossesse.

On veut un prénom court. C’est vrai quoi, Max saura écrire son prénom bien plus vite que Maximilien…

On veut un prénom « avant-garde », on est des chasseurs de tendance. Mais si appeler son bébé Jules ou Gaspard dans les années 2000 étaient avant-gardistes, ils ont maintenant rejoint le top 10…

On veut un prénom original. Pas envie qu’il y en ait 12 comme lui dans sa classe… Dans les années 1900, on se contentait des saints du calendrier, on héritait du prénom de son parrain ou de son père, on tournait donc avec une vingtaine de prénoms. Maintenant, l’offre de prénoms est telle qu’il y a des milliers de possibilités.

On veut un prénom « métisse » ou « mixte », pour marquer les origines de chacun des parents.

On veut un prénom classique, qui fasse sérieux, qu’on puisse écrire sur une plaque de docteur ou d’avocat.

On veut un prénom intemporel, qui aille aussi bien à un petit enfant qu’à un adulte.

On veut modifier l’orthographe du prénom pour marquer notre patte, alors on se retrouve avec des Ally-Sya ou des Loo-Hiz …

On veut un prénom avec une référence historique, artistique, mythologique mais pas politique (trop dangereux). Bien que chacun voit sa référence « James comme James Blunt ? Euh, oui, comme James Joyce surtout ».

On veut pas le même prénom que le bébé de notre cousine, qu’une ex de notre chéri, ou que cette fille qu’on détestait au collège.

On veut un prénom qui colle avec le nom de famille, qui soit harmonieux.

On veut un prénom qui ne soit pas trop similaires à celui des frères et soeurs (à moins que ce ne soit une « marque de fabrique », comme Léa et Lina, ou Mathis et Mathéo ?).

On veut un prénom qui aille bien avec celui des frères et soeurs (Jason, Jules et Enzo, c’est vraiment des styles opposés…).

Alors on fait des listes, on barre, on rajoute, on essaie tous les jeux de mots improbables, on s’entraine à dire  » A table !  » avec, on écrit sur plein de feuilles, on barre, on rajoute encore, on classe, on élimine, on vote.

On achète un bouquin spécial prénoms , on s’abonne à des newsletters de sites féminins, on se rappelle en riant nos choix d’enfant ( « Quand je serai grande, mes filles s’appelleront Marie-Julie et Laziza » – cherchez pas, je ne sais pas moi-même pourquoi), on scrute les génériques de film jusqu’à la dernière ligne.

Reste plus qu’à espérer que l’autre parent soit raccord avec notre choix. Si on ne le sent pas trop, droit de veto, il faut pas se forcer. N’oubliez pas la possibilité d’un 2ème et 3ème prénom pour faire plaisir aux grands-parents ou aux proches, ou botter en touche un prénom (du coup, c’est ballot il ira pas pour votre deuxième enfant 😉 )

Et comme pour les robes de mariées ( mes copines m’ont dit que quand tu as trouvé la bonne, tu le sens direct) ou les achats immobiliers (Stéphane Plaza dit que l’on sait dans les 30 secondes si on va acheter la maison), quand on trouvé le bon prénom on le sent direct.

Signé : Une Carla, prénom latin qui assoie mes origines méditerranéennes, et que j’ai mis longtemps à vraiment apprécié. Il signifie « viril » ce qui est paradoxal pour une fille-fille comme moi. Il se fête le 17 juillet avec les Charlotte, sa cousine française. Les trois quarts des personnes que je rencontre pour la première fois me rebaptise en « Clara », anagramme plus lisse et plus répandu. Pourtant, si Carla était si peu courant dans les années 80 que mes parents ont dû insister pour l’inscrire à l’Etat Civil, il a connu son heure de gloire au milieu des années 2000 en atteignant le top 5. Je ris sous cape en voyant les petites Carla fleurir les cours de récré, moi qui devais à cet âge répéter mon prénom plusieurs fois… J’ai failli être une Juliette ou une Laura, est-ce que ma vie aurait été différente ?

Et vous, comment avez-vous choisi le prénom de votre bébé ? Quels étaient vos critères ? Et votre prénom à vous, quelle relation entretenez-vous avec ?

EDIT : Mélissa de Jolis Prénoms m’a interviewé pour parler du prénom de mes 2 filles, si ça vous dit de lire mon témoignage ici :)

 

 

5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Emilie dit :

    Je voulais un prénom qui claque quand on le prononce.
    Mon mari m’a proposé Hector -prénom d’un collègue espagnol avec qui il bossait au moment de ma grossesse.
    Ca a été le coup de foudre immédiat. Je me souviens encore de notre euphorie ce soir là. Le prénom était trouvé, c’était celui-là et aucun autre. Il lui va comme un gant.

  2. Bonjour Carla,
    Je découvre ton blog qui est très sympa et très bien écrit ! La recette du poulet à l’indienne me tente bien !!! Miam…
    J’ai un blog sur les prénoms anciens/rétro et je publie régulièrement des témoignages de mamans qui racontent cette jolie aventure qu’est le choix du prénom… Parfois le prénom est choisi de longue date et plait également au conjoint BINGO. D’autres fois, c’est plus compliqué et les péripéties sont nombreuses. Mais dans tous les cas il s’agit de formidables histoires d’amour !
    Mélissa

    1. Carla dit :

      merci pour ton gentil mot ! si tu cherches un témoignage, j’en ai un 😉

  3. Super, je serais très intéressée par ton témoignage ! Je t’envoie un mail dans la foulée ! :) A très vite !

  4. Jennifer dit :

    Nous attendons notre deuxième enfant et on a longtemps discuté sur le choix du prénom. Si c’est une fille, je vais l’appeler Léa. Par contre, si c’est un garçon, ce sera Alexandre.

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