Lecture du week-end … Les souvenirs de David Foenkinos

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Vous connaissez probablement le nom de cet auteur : David Foenkinos. Le film La délicatesse adapté de son roman du même nom a connu un grand succès (deux nominations aux Césars 2012) à mon avis en grande partie grâce à l’interprétation d’Audrey Tautou et de François Damiens. Vous avez peut-être aussi entendu parler de Foenkinos au moment de la sortie de Charlotte il y a deux ans, prix Renaudot, prix Goncourt des lycéens, et peut-être le seul de ses romans que je n’ai pas aimé.

David Foenkinos, donc, est un de mes auteurs favoris mais j’ai choisi de vous parler des Souvenirs, puisque c’est le dernier que j’ai (re)lu. David Foenkinos ne résume pas ses romans sur le 4ème de couverture, car il ne sont pas résumables. Il en choisit un extrait, le plus étonnant parmi les étonnants. Celui des Souvenirs parlent d’une histoire de Twix et d’histoires de couple.

S’il est beaucoup moins question de Twix dans le roman, les questions autour de la vie de couple en sont un thème central. Et notamment, comment la vie amoureuse de nos parents peut rejaillir ou se refléter dans la notre… Romain, le personnage narrateur, est un jeune adulte amoureux de l’amour, qui aimerait trouver chaussure à son pied. Ses parents, un couple de prof et de banquier mal assortis, approche de la retraite et de tout ce qui va avec. Ce glissement générationnel est le fil conducteur et, comme le nom du roman l’indique, les Souvenirs sont omniprésents. Le roman démarre par un décès  » Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand père que je ne voyais presque rien ».

La mère de son père est alors contrainte de s’installer en maison de retraite : l’ambiance glauque ou plutôt la fausse gaieté, les résidents qui décèdent, les regrets et les remords de la vie… Les discussions et interrogations qui en ressortent nous emmènent à nous questionner nous aussi sur notre rapport au temps qui passe, à nos aïeux et à nos souvenirs.

Le récit est entrecoupé de « souvenirs » justement des personnages : personnages principaux ou simples figurants de l’histoire, personnages célèbres aussi comme Picasso, Modiano ou Gainsbourg. Une page d’un souvenir important ou anecdotique, qui donne un rythme au roman, une petite coupure, comme une enluminure qui orne les manuscrits du Moyen-Age. Ce style d’écriture, comme les petites notes de bas de page est propre à Foenkinos, Comme dans Nos séparations après la réplique  » Je n’en peux plus, Fritz !« , la note de bas de page nous indique  » J’ai toujours pensé que mon prénom n’était pas crédible pour les disputes.

Il y a beaucoup d humour dans ce roman, des situations cocasses où chacun peut s identifier, le ton du narrateur, des moments de sourires esquissés ou de francs éclats de rire.

Ce livre est une petite perle qui fait rire et fait réfléchir en même temps, un vrai deux-en-un. Comme un Twix, finalement.

 

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Flo dit :

    le film adapté du roman est très joli aussi.
    un de mes auteurs fétiches également!

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