La  » journée enfant malade  » en 6 étapes

malade

Quand on est parent et qu’on travaille, on est forcément un jour ou l’autre (souvent en hiver) confronté à la « journée enfant malade ».

Etape 1 :

La journée enfant malade, elle commence en fait la veille au soir : Quand on voit l’Enfant piquer du nez dans son assiette, qu’on sent un petit front brûlant au moment du bisou du soir, qu’on dépose une bassine à coté du lit « au cas où »… Des fois, plus sournois, la maladie se déclare en pleine nuit alors que le gamin était en pleine forme le soir… On se retrouve alors, après avoir été réveillé par le doux cri de « Mamaaaaaaan », à essuyer du vomi ou chercher la BIPBIP de pipette du Doliprane à 4h du mat’…

Etape 2 :

Vient alors le constat  » Truc est malade, il ne pourra sûrement pas aller à l’école demain … » et le dilemme  » Qui va le garder ? ». S’en suit une négociation digne de la conférence de Yalta entre qui a le RDV le plus important du monde au travail, qui l’a déjà gardé la dernière fois, qui préfère essuyer du vomi qu’aller au boulot …

Etape 3 :

Au réveil, on se tâte :  » Est-ce qu’il est « assez malade » pour rester à la maison, « pas assez malade » pour aller à l’école ? ». 38,2°, si on prend du doliprane, ça fait 37,6 nan ? Puis son papa est déjà parti au boulot, donc c’est forcément moi qui m’y vais m’y coller ! Devant la bouille fiévreuse de votre Grand et de sa toux d’outre-tombe, pas le choix : il va rester à la maison.

Etape 4 :

L’annonce aux autres enfants : c’est systématique, si un enfant est déclaré « inapte à l’école », les frères et soeurs se sentent soudain très malades aussi, qui d’un mal de jambe, qui d’un mal de ventre, qui d’un mal de tête. Ce n’est plus le syndrome de Stendhal, j’appelle ça le « syndrome Jules Ferry ». Alors là, il y a deux écoles : soit on se dit que quitte à en garder un, autant faire une journée off à l’autre en le gardant aussi ; soit on se dit que la seule raison valable pour ne pas aller à l’école est d’être malade donc le simulateur y va ! Je suis plutôt partisane de la deuxième théorie, sachant que dans les fratries les microbes circulent et qu’un enfant malade égal souvent son frère ou sa soeur la semaine d’après …

Etape 5 :

Le moment le plus délicat : prévenir son patron qu’on ne viendra pas. Pour rendre l’annonce plus crédible, on peut rester à côté de son enfant qui pleure 😉 Je vous conseille de dire que pour l’instant vous êtes absent aujourd’hui et que vous re préviendrez si le docteur estime que VotreGrand doit rester à la maison plus longtemps. J’en profite pour vous dire qu’une journée enfant malade, ce n’est pas un RTT ! Vérifiez dans votre convention collective quelle est la règle pour les jours enfants malades (rémunération ou pas, combien de jours/an, etc). Même si c’est une simple gastro que vous savez traiter vous-même, allez toujours chez le docteur pour avoir un certificat.

Etape 6 :

Ne reste « plus qu’à » avoir un RDV chez le docteur, courir à la pharmacie du coin chercher les médicaments, et caler VotreGrand sous un plaid. Avec un peu de chance, il va faire une sieste et vous pourrez en profiter pour faire des trucs en retard trop cool comme repasser, préparer votre journée de boulot pour le lendemain, changer ses draps …

Allez, courage, demain, fièvre ou pas, il retourne à l’école !

PS : mon coté instit’ relou vous rappelle de téléphoner à l’école en cas d’absence et de rapporter un mot d’absence à son retour 😉

 

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