« Tu seras quoi, quand tu seras grand ? »

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Maitresse, policier, vétérinaire… Les enfants ont souvent une idée stéréotypée du métier qu’ils voudraient exercer. Notre Deuz’ nous a proclamé mi-décembre qu’il serait « vendeur de sapins », pour revenir début janvier vers un métier moins soumis au calendrier, pompier . Côté des parents, c’est plutôt médecin, avocat ou ministre … . « Tu seras un ingénieur, mon fils  » !

Pas évident d’imaginer notre Petit Bout vers la vie professionnelle alors qu’il ne prend pas le bus tout seul !   Pour autant, on nourrit toujours les meilleurs projets pour eux… Comment accompagner son enfant dans ce choix, en plaçant la barre haut mais pas trop, avec en ligne de mire le plaisir au travail (mais si, c’est possible!) ?

—> Attention au transfert

 » Je rêvais d’être danseuse, alors elle fera une école de danse… » C’est tentant de vouloir voir son rêve réaliser, mais non, vos enfants ne sont pas vous ! Alors on laisse ses frustrations et rêves de jeunesse de côté et on écoute LEURS envies.

—> Ce foutu ascenseur social

Ingénieur, chirurgien, on imagine souvent nos enfants dans des professions prestigieuses, avec un doctorat et un très bon salaire. Pour autant, le nombre d’années post-bac n’est pas forcément égal à l’épanouissement au travail. Une coiffeuse m’a confié avoir passé un Master pour faire plaisir à ses parents qui considéraient que coiffeuse n’était pas assez bien. Elle a eu le courage de se reconvertir et de passer son CAP à 30 ans passés… Certaines personnes issus de l’apprentissage, comme les métiers de bouche, gagnent d’ailleurs bien mieux leur vie qu’un licencié.

—> Les chiens ne font pas de chats

On est souvent choqué de voir un fils d’acteur devenir acteur lui-même ; c’est pourtant le cas dans de nombreuses professions. Il existe même parfois des « familles de » pharmaciens, enseignants, boulangers… Si vous sentez que votre enfant est attiré par votre métier, expliquez-lui ce qui vous y a mené, montrez-lui les « petits trucs » pour donner lui donner l’envie (ou pas!), faites-lui visiter.

—> Halte aux barrière du genre

Les filles sont encore trop peu nombreuses à s’engager dans des études scientifiques… Elles se tournent souvent vers des métiers d’intérieur, de l’esthétique, de l’enfance, tandis que les garçons se dirigent vers l’extérieur, la technique. Ne censurez aucune envie, féminisez ou masculinisez les noms de métiers pour qu’il sente qu’ils ne lui sont pas interdits. (Si la problématique de la parité au travail vous intéresse je vous invite très fortement à consulter le site maman travaille 😉 ).

—> On accompagne, on oriente  

Présentez les métiers de vos proches, pour élargir la palette des possibilités. Montrez-lui des exemples de réussites parmi des personnalités pour créer des modèles. Accompagnez-le dans ses recherches, montrez-lui les études nécessaires pour y parvenir, les conditions de travail. Pour les ados, les vacances d’été peuvent être l’occasion de trouver un stage ou un boulot d’été pour se frotter à la réalité du terrain !

Allez au boulot, les jeunes, y’a des retraites à financer 😉

 

 

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