La Mignonnette … 42 cm d’amour

le

 

La Mignonnette, c’est un des surnoms que je donne parfois à LaPoupée, parmi MaBelle, MaPépette, MaJolie, MaChampionne. »La mignonnnette », pour une petite mignonne. La mignonnette, c’est aussi la petite bouteille qu’on trouve dans les frigos des hôtels, dans les aéroports, sur les tables de mariage… La mignonnette, c’est une bouteille miniature, elle est petite, elle est rare, elle coûte cher, elle est fragile. Tellement fragile que si on la transporte, on l’emballe toujours un peu plus qu’une bouteille classique. Ma petite préma, c’est ma mignonnette à moi.

On dit souvent que plus on a d’enfants, plus on se relâche. Par exemple, au premier, on stérilise à fond; au deuxième, une fois de temps en temps; au 3ème on a jeté le stérilisateur et on rince vite fait les biberons… Chez nous, c’est devenu l’inverse, on stérilise alors qu’on ne l’avait quasiment pas fait ; on change les couches avec précaution ; on prépare son bain comme les abultions de Louis XIV.

Est-ce que nous l’aimons plus que nos grands ? Certainement pas. J’ose espérer que, comme avec les grands, nous serons capables de la disputer quand il faudra, de l’houspiller pour qu’elle mette ses chaussures et de l’envoyer dans sa chambre quand elle sera insolente.  Pour autant, nous aurons toujours au fond de nous une petite inquiétude supplémentaire…

Elle passe la plupart de ses nuits vers nous depuis son retour de la néonat’, alors qu’on avait juré nos grands dieux que bébé irait dormir tout de suite dans sa chambre …

On la garde souvent contre nous, dans nos bras, pour rattraper tout le temps qu’elle a passé sans nous; parce qu’à là maison, il n’y a ni fil ni scop’, ni blouse, ni couveuse entre nous.

On demande de se laver les mains avant de la prendre, alors qu’avant on se moquait des mamans qui dégainent le gel anti-bactérien plus vite que leur ombre.

On s’extasie au moindre progrès, car chacun de ses petits progrès a été une bataille de gagnée. En général, on ne s’extasie pas devant son bébé parce qu’il arrive à respirer tout seul ou qu’il n’a pas d’hémorragie cérébrale.

Si elle éternue, on bondit sur elle : on tâte les mains, le front, température, plaid, gilet… arsenal d’hiver.

Quand on la couche, on la sert fort dans nos bras tellement on est contents de l’avoir à la maison.

Si elle pleure la nuit pour son biberon, on se lève sans râler. Elle a faim, elle veut boire un biberon de lait. C’est nous qui la nourrissons et plus par cette affreuse sonde gastrique.

Quand elle commencera à marcher, peut-être qu’on se mettra derrière elle et qu’on aura un peu plus de mal à lui lâcher les mains qu’avec les grands. Quand elle fera ses premiers pas, peut-être qu’on pleurera un peu plus qu’on ne l’a fait pour nos ainés. Parce que ça voudra dire qu’on a gagné, qu’elle a gagné, que la vie a gagné.

11012528_10153638942912719_8041294697102413489_n
(photo perso, ne pas reproduire ou diffuser sans mon accord explicite,merci) 

3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Marine dit :

    Elle est si jolie votre Mignonnette
    Et comme tous les bons crus, elle se bonifiera avec le temps.
    Le meilleur des millésimes…!

  2. Mesaventures dit :

    C’est une championne votre petit Coeur! C’est tellement vrai ton texte ! Je l’ai bien vu avec ma mère. A mes 15 ans je ne pouvais toujours pas m’approcher de la gazinière de peur que je me brule! Mdr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *