naissance prématurée #2 : le post-accouchement, la découverte de la néonat’…

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Dans l’article précédent « Digression #1 sur la naissance prématurée, vous avez pu découvrir le récit de mon accouchement. Dans le texte #2, j’évoque le « post-accouchement » et les locaux de la néonat’…

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(photo perso, ne pas reproduire ou diffuser sans mon accord explicite, merci)

Après l’accouchement, j’ai été placé au service « gynécologie ». Après tout, je n’avais pas de bébé avec moi, donc pourquoi gacher une chambre « post-accouchement » ? Aux infirmières à qui je demandais des infos sur mon bébé, aucune n’était capable de me répondre. Comme en néonat’, on ne pouvait pas me dire quand j’allais sortir. Aucune communication, la néonat’ nie ton accouchement, le service gynéco nie le fait qu’il y ait un bébé. Deux univers complètement étanches l’un à l’autre, c’est illogique. J’ai vite compris que je devais sortir pour aller et venir comme je voulais en néonat’. Aux médecins qui viennent me voir, je réponds ce que je suis censée dire pour sortir vite « non je n’ai pas mal » « oui tout va bien »  » oui mon bébé va bien  » (si on occulte le fait qu’elle ne respire pas sans masque à oxygène et qu’elle est nourrie par une sonde gastrique). Je n’ose pas me plaindre de ma perfusion, comment je pourrais avec tous les fils qui relient mon bébé. Les médecins plaisantent : je suis super en forme, je n’ai besoin de rien, on ne dirait pas que je viens d’accoucher. Oui, c’est normal, je n’étais pas censée accoucher. D’ailleurs regardez je n’ai meme pas de berceau à coté de mon lit, pas de bébé qui me réveille la nuit. Pour voir ma fille, je dois descendre 4 étages, traverser 3 couloirs, changer de bâtiment, remonter d’un étage.

En néonat’, malgré l’ambiance feutré, il y a toujours du bruit. Les bruits des machines, les bruits de pas des soignants, les bruits des couveuses qui roulent. Parfois un éclat de rire venant de la salle de pause nous rappelle que la vie continue : on trinque à l’anniversaire d’une collègue, au week-end qui arrive, à la promotion qui tarde… Mais les bruits qui ne cessent jamais, ce sont les BIP BIP de l’ordi de bord de chaque bébé. Dans les chambres, il y a souvent plusieurs bébés. J’ai l’impression qu’ils sont regroupés par « cas ». Les deux « copines de chambre » d’Olivia sont deux petites filles, qui à part leur prématurité n’ont à priori pas de pathologies. Il faut donc surveiller la même chose : « juste » les fonctions vitales.

On croise beaucoup de parents en néonat’. Ce n’est pas comme les parents qu’on croise à l’école, ou au foot. Ici, chacun sait pourquoi il est là. Dans les couloirs, nous nous faisons un sourire, un signe de tête entendu. Dans le sas de la néonat’, nous partageons les mêmes rituels : on pose sa veste et son sac, une pièce de 50 centimes pour le vestiaire (je l’aurais dans ma poche de jean en permanence). Deux pchits d’antibactérien. On passe la surblouse, éventuellement une charlotte ou un masque. Deux pchits d’antibactérien. On peut faire ça 4, 5, 6 fois par jour. Au début, on tâtonne, on le fait lentement, c’est brouillon. A force, on le fait de façon mécanique, automatique. A chaque fois qu’on passe le sas, on a le cœur qui bat, l’impression de se rendre à un premier rendez-vous amoureux. A chaque fois qu’on passe le sas, on a envie d’accélérer le temps, de se téléporter dans la chambre de notre bébé pour avoir des nouvelles, des bonnes nouvelles évidemment. A chaque fois qu’on passe le sas, on a peur qu’un médecin nous annonce la mort de notre bébé.

Nous sommes souvent ensemble dans la chambre d’environ 10m2. Pour chaque bébé, il y a une couveuse, un fauteuil (en fait, il n’y a pas vraiment un fauteuil par bébé ce qui pose problème pour allaiter ou simplement s’asseoir avec son bébé dans les bras), Un ordinateur de bord relié aux électrodes, les « pousse-seringues » où sont reliés la sonde et les perfusions, une bouteille d’oxygène, un chariot de matériel. On ne peut pas circuler, on joue à Tetris en permanence. J’ai donné la première tétée de ma fille devant 3 inconnus. Le « peau à peau » devient un vague câlin à travers la blouse. Je ressens autant d’intimité que dans un club de strip-tease ou dans des douches collectives. Mais tant pis, on met sa pudeur de coté, seule solution pour pouvoir sentir son bébé contre soi. Parfois, on doit se mettre dans un petit coin, on ne peut pas ouvrir la couveuse sans déplacer 3 chariots. Cela pose question pour les potentiels gestes d’urgence. Autrement dit, si ma fille arrête de respirer, combien de temps vont-ils perdre à faire de la place autour d’elle avant de l’intuber ?

Dès qu’une alarme se met à sonner, nous sommes réveillés de notre torpeur moite due à la fatigue et à la chaleur de la pièce. On lève la tête, on regarde l’ordi. On se regarde entre parents « ouf, ce n’est rien » ou « ouf, ce n’est pas mon enfant ». On apprend à décrypter l’ordinateur. Il détecte le rythme cardiaque, la tension et la saturation en oxygène. On sait en dessous ou au-dessus de quel nombre c’est pas bon, on sait replacer les capteurs qui déconnent. On sait même éteindre les « alarmes de seringues » quand le lait ou les médicaments sont diffusés. On passe une VAE néonat’ en accéléré, même si un seul patient nous intéresse…       la suite ici

26 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Géraldine dit :

    Oh Carla c’est tellement dur tout ce que tu écris..tu es une maman très forte et bébé une warrior… tu peux etre fiere de vous tous ce nest pas simple ce que vous avez vécu..tout se finit bien c’est le plus important…respect ma belle

  2. Marine dit :

    Félicitations à ma copine de « galères » pour ce merveilleux texte si réaliste

  3. mamennord dit :

    C’est tout à fait ça. ..
    Maman de 3 grands prema (aucun pour la même raison) je ne peux que me reconnaître dans tes écrits. ..
    J’ai d’ailleurs publier sur le sujet sur mon blog…
    C’est mon « beau malheur » à moi la prématurité … chose très difficile à comprendre pour l’entourage et une si grande solitude… que même si mon dernier est né à 31 sa il y a 10 mois j’ai toujours mal…

  4. Bonjour, merci pour votre témoignage. Nous en avons aucune idee quand on ne l’a pas vécu. J’ai été moi même en difficulté à la naissance mais heureusement on ne se souvient de rien! Mais pour aider les bébés et les parents nous crochetons bénévolement des petites pieuvres qu’on donne aux hopitaux participants au projet. Les bébés attrapent les tentacules et cela les calment et les sondes restent en place, moins de souffrance pour le bébé et pour les parents. Je voudrais qu’il y ait des pieuvres partout!
    petitepieuvresensationcocon.weebly.com
    Après votre témoignage je reprends mon crochet avec encore plus de motivation!
    Jacqueline

  5. Pothin dit :

    Bonjour, nous aussi nous avons un bébé grand préma. J’ai accouché a 28SA +5. Le deuil de l’accouchement on ne le fais jamais moi sa fais plus de deux ans maintenant. Mon chouchou va bien hormis qu’il ne marche toujours pas. Il marche avec un déambulateur. Pour nous a l’accouchement nous avons été soutenu par les équipes médicale, moi je me suis retrouver en suite de couche sa c’est le point négatif. Entendre les autres bébés alors que l’on a pas le sien sa c’est dur. J’ai eu des complications alors en suite on ma remise en gynéco patho. Pour aller voir mon bébé je devais prendre une ambulance car il était a 10 minutes de la ou je me trouver. Le plus dur c’était papa, il devais traversé la ville pour venir me voir. Donc quand il y avait une urgence l’angoisse. Une fois le retour a la maison tout le monde te dit: le principale c’est que tout aille bien, en vérité rien ne va. On vous retire se bébé tend désiré, j’aurais aimé me plaindre de douleurs de siatique, d’insommenies mais rien de tout sa ne c’est produit. On m’a dit aussi: tu sais après ce que tu a vécue il faudrait peut être que ne retombe pas enceinte, un c’est bien!! Mais si j’avais envie de donner un petit frère ou une petite soeur a mon chouchou??? Les gens nous font culpabilisé sans savoir de quoi ils parlent. Aujourd’hui je viens d’apprendre que je suis enceinte de mon deuxième. Certaines personnes fond un projet de grossesse: je veux accouché dans telles et telles conditions. Moi mon projet a moi c’est que je puisse aller jusqu’a mon terme!!!

    1. bonne grossesse et profitez de chaque instant :)

  6. bodo joelle dit :

    HOU j’ai l’impression en vous lisant de me téléporter un an et demi en arrière avec la naissance de mon petit fils à 30 SA. Quelle douleur pour les parents quant à moi je ne me suis pas encore remise du choc d’avoir failli perdre ma fille et le petit bout, il va bien et est magnifique petit canaillou c’est un warrior mais cela laisse des séquelles psychologiques il est vrai mais quand tout va bien il faut se dire que la vie est belle mais en tant que maman et mamie durdur. J’appréhende du jour où ma fille m’annoncera une deuxième grossesse vais je tenir le coup!!!! Je ne sais pas dire mais aujour’d’hui encore je m’en sens incapable mais ma fille a ce courage que vous avez mamans de bébés plume, vous êtes aussi des battantes pour défendre bec et ongle vos petits, vous êtes merveilleuses. Dans ce monde où tout va si vite même ces petits arrivent de plus en plus vite!!!!! bravo en tous les cas pour votre description on ne peut plus exacte.

  7. Desormeaux dit :

    Même vécu en Août dernier, avec un accouchement par césarienne d’urgence pour mes jumeaux nés à 30 SA. 2 longs mois à l’hôpital pour eux et nous à faire aller retour 7 jours sur 7. Chaque soir le déchirement de les laisser. Maintenant ils sont à la maison depuis 3mois et en pleine forme.

  8. Suchet dit :

    En lisant tout cela , je m’y retrouve totalement… Avec le papa nous avons vécu une histoire similaire..perte des eaux a 27+2,nous savons que cela est trop tot.grossesse stopper,..injection ect,hospitalisation,rdv avec les pediatres,risques annoncés…cesarienne sous ag en urgence a 28sa+1 car le rythme cardiaque ne repart pas,voir tt semonde debarquer dans votre chambre devant le papa et pr ma part ma petite soeur,etre emmener au bloc en courant,voir 15personnes sur vs et n’etre consciente que 5mîn,avoir peur de perdre bebe ,ne voir son bebe que le lendemain, demander av peur au papa si tt va bien, un papa qui assure mais qui est au bord de l’explosion… S’obliger a marcher et combattre la douleur pr aller voir sn bebe sans aide!! Arriver dans le service de neonat,machines en tt genres,bruits,alarmes,souffle couper a chaque fois… Ensuite chaque jour vivre chaque moment ,etre fort pour notre fille,car elle est plus qu’une battante.ces bebes sont forts !! Combattre,survivre, complications,jour en denscie.. Accepter le transfert en soins intensifs avec une autre equipe..qui ne connait pas bebe… N’avoir son bebe dans les bras juste qq heures et bien sur si il est stable…
    Et le retour a la maison…une angoisse a l’annonce…ensuite un vrai bonheur… Enfin 3!! Mais rencontrer tjr qq
    Problemes qu’enjendre la prematurite…
    Il est vrai que la culpabilite,la solitude sont des sentiments vraiment presents !! Reussir a laisser cela derriere nous.. Mais la maman restera a jamais marquer…

  9. Pauline dit :

    Que c’est bon de lire ces mots… un peu égoïste me direz vous ? Mais se sentir moins seule… voilà ce qu’on chéri
    chez en lisant ça. Martin est né à 30 sa… réanimation, soins intensifs… et la mauvaise nouvelle… une hémorragie cérébrale…on vous regarde avec un sourire ne sachant pas comment vous parler… bébé « va bien » mais on « ne sait pas si ça ira tjs »… des mots qui vous tuent en quelques secondes. Les semaines passent Martin grandit, passe en box, commence les biberons puis finit par rentrer à la maison… et là on se sent seuls au monde. Suivi de très près il va très bien mais nous… je me sens vide,pu de bébé en moi et le mien qui a déjà plusieurs semaine quand il est enfin « rien qu’à moi »… alors merci,merci d’avoir fait cet article qui fait du bien… bon courage à toutes ces mamans et aussi ces papas qui ne disent souvent pas grand chose et qui souffrent pourtant…

  10. bunnygum dit :

    Quelle surprise, en lisant vitre témoignage, de m’apercevoir de nos similitudes. J’ai accouché de ma petite Olivia à 31 s.a, donc quasiment au même stade que vous. Votre histoire me parle, et en même temps pas du tout, car la ressemblance s’arrête là. J’ai eu la chance d’avoir mes deux injections de Celestene, donc elle a respiré seule de suite.
    En revanche, le facteur chance s’arrête là, et c’est pourquoi votre témoignage me rend profondément triste pour vous. Visiblement, vous n’avez pas été encadrée, vous n’avez pas eu à faire à des équipes très compréhensives.
    Moi, ils m’ont gardée en grossesses pathologiques après mon accouchement (tout en m’éloignant des chambres avec bébé, mais avec l’intention de bien faire), passaient régulièrement, juste pour s’assurer que je tenais le coup (même les femmes de ménage), d’ailleurs une des sages femmes m’a envoyé la psy, voyant que je pleurais tous les jours.
    Et surtout, même si j’avais deux étages à monter, je pouvais me rendre en neonat n’importe quand, même en pleine nuit (ce que j’ai fait plus d’une fois, histoire d’aller pleurer un coup devant la couveuse).
    D’ailleurs, là bas, il y avait deux bébés par chambre maximum (peut-être trois quand il s’agissait de triplés, mais je ne suis même pas sûre), et mon Olivia a même eu sa chambre seule pendant trois semaines. Chambres spacieuses, équipe quasiment parfaites (il y a toujours des brebis galeuses, partout…), je suis bien tombée.
    Et je trouve vraiment triste que ce ne soit pas comme ça partout. Un accouchement prématuré est déjà suffisamment traumatisant comme ça, sans y ajouter des difficultés en plus.
    J’espère pour vous que toutes ces difficultés sont oubliées, maintenant, et je vous souhaite tout le bonheur du monde.

  11. Petit Bouchon dit :

    Juste un mot MERCI!!!!
    Merci de mettre des mots sur toute cette souffrance, cette angoisse. Toutes ces choses que l’on n’ose pas dire par peur d’être jugée!!!

    Ayant « accouchée » de ma fille à 32SA je ne peux que comprendre tout ce que vous écrivez!!!
    Oui le fait de ne pas avoir mené à terme sa grossesse est horrible pour nous mamans, subir une césarienne quand c’est notre premier est une torture. Et alors la chambre en gynécologie car « on n’a pas notre bébé avec nous » a été le coup de grâce!!!
    La seule chose que l’on retient est que l’on n’a pas su garder notre enfant dans notre ventre et qu’on n’a pas accouché!!!!

    2 mois de nénonat c’est extrêment long, les BIP BIP on ne les supporte plus!!!! On a eu la chance de faire partie des parents dont l’enfant n’a pas de pathologie à part d’être préma et d’avoir un très petit poids (1kg030 à la naissance) mais on en s’en remet jamais!!!!

    Mais pour moi le pire fut le retour à la maison et les questions des amis et de la famille!!!!
    Une amie à nous à accouché la veille de la naissance de ma fille et un soir, alors que ma fille était encore en néonat, elle et son chéri se plaignaient que leur bébé ne faisait que pleurer. Je n’ai pas pu m’empêcher de leur dire « vous au moins vous l’avez avec vous, moi je donnerai tout ce que j’ai pour me plaindre parce qu’elle pleure trop »!!!!!

    Je n’ai certainement pas toujours été tendre avec nos proches mais je pense qu’on est dans un tel état de nerf et de désoeuvrement que l’on a le sentiment d’être seuls face au monde entier!!! Je n’ai pas honte de dire que j’ai été suivie par une pédopsychiatre pendant et après la néonat et cela m’a fait le plus grand bien!!!!!

    Ce que je dirai pour finir c’est que la seule chose que j’aurais souhaité est de pouvoir en parler avec des parents qui ont vécu la même situation car à part ce que nous disent les médecins et les infirmières on avance totalement en aveugle avec l’angoisse permanente d’un coup de fil!!!!!

    Encore une fois MERCI!!!!!

  12. Emilie dit :

    Bonjour g l’impression de lire ce que j’ai vécu avec mon mari il y a moins de 6mois.malheureusement c’edt une blessure qui est encore bien ouverte.alors oui c’est vrai mon bébé est rentré à la maison après 2,5 mois passé en réa néonatale et que je dois oublier tout ça comme me disent plein de personnes mais j’en peux pas et la blessure est encore bien ouverte.les gens ne comprennent pas et pensent que parce que bébé prend du poids tout va bien.mais non ça ne tient pas qu’à ça.g eu une césarienne à 32sa et en juillet et c’est peut être bête à dire mais je culpabilise toujours de ne pas avoir été capable d’aller au bout de ma grossesse et sur le fait que bébé ait plein de problèmes.

  13. ninine dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre histoire extrêmement bien écrite! Je revis devant mon ordinateur en vous lisant ce que je vis chaque jour lorsque je vais voir mon fils en néonat!
    Il est né à 27sa+1 et a maintenant 8 semaines de vie. Il devrait être encore dans mon ventre encore plus de 5 semaines mais je suis vide, il est loin de moi… La maternité dans laquelle j’ai accouché est a 5 km de la réa et de la néonat. Il faut donc demander une ambulance pour pouvoir aller voir son bébé.
    De bonnes nouvelles tombent de temps à autres puis soudainement un retour en arrière qui ne fout le moral à zéro. J’ai eu une dose de corticoïdes pour la maturation de ses poumons mais apparemment pas suffisante car il a beaucoup de mal à respirer seul. Dysplasie pulmonaire sévère et évolution très lente même s’il n’est plus intubé mais toujours avec le masque qui le gène et lui creuse les joues à cause des élastiques. J’ai mal pour lui.
    Hémorragie cérébral détectée qui n’évolue pas heureusement mais qui est contrôlée régulièrement…
    La « chambre » dans laquelle il est, est minuscule il a trois voisins avec lui. Les alarmes se déclenchent sans arrêt, même quand ce n’est pas pour lui on a toujours le réflexe de regarder ces fichus écrans…
    Bon courage a toutes celles qui vives ça…

  14. Angie dit :

    Bonjour,
    J’ai accouché également à 32SA de mon fils. Je me reconnais tellement dans votre texte… Même 1an et demi après la naissance de Raphaël, ces souvenirs me donnent la larme à l’œil, me font un pincement au cœur… Cette peur qu’on a ressenti durant l’hospitalisation, on la ressent à nouveau en y repensant et en vous lisant.
    Heureusement, aujourd’hui tout ça est derrière nous et maintenant tout va bien, mais on oubliera jamais, le deuil de notre grossesse qu’on a dû faire, la peur de la mort chaque jour, chaque nuit, guetter notre portable…
    Je souhaite beaucoup de force aux parents qui vivent cela, et je souhaite à tous ces minuscules bébés de s’en sortir et de vivre heureux!

  15. Stéphanie dit :

    Te lire me rappelle ce que nous avons vécu il y a un an… toujours aussi dur quand on y repense… Merci d’avoir partager ce moment de vie qu’on ne devrait pas vivre…

  16. meryl dit :

    Bravo pour cet article. J’en pleur tellement il est juste. Notre fille s’appelle aussi Olivia (néé a 28 SA) et nous sommes enfin sorti le 6 janvier (date de publication sur le blog). Merci !

    1. Bienvenue chez elle à votre Olivia

  17. BARRET dit :

    Tes mots sont si justes. Merci.

  18. Tout est dit,ma puce est née en mai dernier à 29SA (pré éclampsie sévère)et le début d’une galère de 2mois en néonat.Une hémorragie cérébrale en prime mais une vraie guerrière notre Louise qui a enfin découvert sa maison le 25juillet dernier.Rien n’est jamais perdu,il faut simplement croire en eux se sont des bébés avec une force incroyable…

  19. chloé dit :

    J’ai accouché de ma fille à terme mais un streptocoque au moment de l’accouchement nous a fait vivre le même calvaire. Bébé enlevé à la naissance, seule avec le papa dans la salle d’accouchement sans nouvelles, puis réa, néonat, et enfin la sortie avec une petite fille en pleine forme, mais une maman totalement déprimée qui a mis un an à s’en remettre. Ma fille va avoir 3 ans mais la blessure est toujours ouverte. On ne parle pas assez de ces choses là aux jeunes maman qui ne sont de ce fait pas préparées et qui ne savent pas vers qui se tourner quand ça va mal.

  20. Aude Soyez dit :

    Tellement vrai! Nous en sommes sorti depuis peu, après 2mois. Difficile de dire , de trouver les mots sur ce qu’on a vécu! Par encore eu le temps de se remette, d’analyser, de prendre du recul. Vous l ‘avez admirablement bien décrit. Cordialement.

  21. Stéphanie dit :

    Je ne peux que me retrouver dans tes dires… Je crois même que j’aurais pu écrire ton post… Merci de nous faire partager ce moment douloureux… Pour ma part, ça m’aide à me dire que « ce n’est pas moi »… Bonne continuation

  22. Carla dit :

    merci à vous tous pour vos réactions et témoignages personnels et un gros bisou à tous ces bébés plumes champions

  23. Lisa dit :

    Maman d’un prema né à 26+6 je me suis retrouvé dans chacun de vos textes concernant la prématurité
    J’ai pleuré en vous lisant, revisualisant tout ces moments traversés ….
    Merci d’avoir su mettre des mots sur cette douleurs …..

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